Box of Goblins

Année : 2008

Par : Madhouse, Ryousuke Nakamura, Sadayuki Murai

Durée : 13 épisodes

PV

En 1952, un groupe d’amis érudits (dont les professions vont de détective à vendeur de livres anciens) se réunissent pour essayer de résoudre une curieuse affaire. Suite à un terrible accident de train, la jeune Kanako a disparu de l’hôpital où elle était internée. Peu de temps après d’autres femmes se sont volatilisées, et des boîtes contenant leurs membres découpés ont été découvertes. Où est passé Kanako, et quel est le lien avec les autres crimes commis dans la région ?

Le parfait anime d’enquête policière. C’est difficile de trouver mieux en terme de structure de la narration, de raffinement des dialogues, de subtilité de la mise en scène. Et ça n’a pas dû être particulièrement aisé à adapter : il a fallu reconstituer l’ère Showa, animer un grand nombre de personnages en rendant justice au design des CLAMP, et surtout réécrire un roman très littéraire, qui n’a pas grand chose à voir avec les Light Novels au texte imagé auxquelles nous sommes plus habitués. De plus on devine que les gens de Madhouse ont opté pour une adaptation fidèle, si bien que l’anime est très chargé en séquences de dialogues. Préparez-vous à suivre beaucoup de discussions autour de tables. 

Ça rend Box of Goblins un peu difficile d’accès, mais j’ai trouvé ça magnifiquement exécuté et je ne me suis pas ennuyée une seconde. C’est vrai que toutes les explications concernant la nature des gobelins (ou « mouryou ») peuvent rebuter, mais si on s’intéresse à cette partie de la culture japonaise c’est passionnant, et de toute manière pertinent par rapport à l’intrigue. Deux thèmes principaux sont abordés : la confrontation entre la science et l’occulte (la voie de la raison ne se trouve pas forcément dans le camp où on l’attend) et l’obsession de la perfection, avec en trame de fond le spectre de la seconde guerre mondiale et la découverte de ce qui a été expérimenté. L’intrigue peut paraître complexe et dispersée, mais rien n’est là par hasard et la fin apporte une superbe conclusion qui répond à toutes les questions posées. J’ai revu certains épisodes plusieurs fois pour réfléchir au mystère, il fascine et fait beaucoup travailler les méninges. Impeccable.

Ma note : 10/10

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