Sakura Quest

Année : 2017

Par : P.A Works, Souichi Masui, Masahiro Yokotani, Kanami Sekiguchi

Durée : 22 épisodes

PV

Maoyama était l’une des villes de province qui avait bénéficié il y a plusieurs décennies de cela du programme touristique japonais des « micro-nations ». Elle avait sa mascotte, son « monarque » et son palais dédié. Aujourd’hui le palais tombe en ruines, le festival annuel n’a plus lieu, et la ville a bien du mal à empêcher ses commerces de péricliter. Pour redresser la situation, cinq femmes aux divers backgrounds et compétences sont recrutées, et commencent à former un plan d’attaque. 

La petite ville provinciale de Maoyama sert de théâtre pour mettre en parallèle des problèmes très actuels de désertification rurale, et le parcours individuel touchant de cinq femmes qui ont du mal à envisager leur avenir. Shiori est nostalgique d’une époque révolue, Sanae est une ex-salariée citadine réfugiée à la campagne pour redonner du sens à son travail, Maki et Yoshino sont des filles de la cambrousse montées à Tokyo ayant échoué à y faire carrière qui ont le sentiment de rentrer la queue entre les jambes, et Ririko est une fille du pays surprotégée qui n’a jamais mis un pied en dehors de Maoyama, tout en ne s’y sentant jamais réellement intégrée. En reprenant ensemble la direction du comité touristique, elles travaillent dur pour revitaliser la ville, et en apprennent beaucoup sur elles-mêmes. Personne dans cette série ne se fait d’illusions sur l’avenir de ces petites localités victimes de l’exode rural, mais elles n’ont pas forcément dit leur dernier mot. Comme les filles le découvrent, préserver le patrimoine culturel local et le capital humain n’est pas incompatible avec modernité et ouverture sur le monde extérieur, au contraire. Visuellement la série est un peu limitée par une production modeste, mais elle compense largement par la qualité de l’écriture et ses personnages attachants. 

Ma note : 8/10

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Preview des Animes d’Hiver 2019

Je n’ose le croire mais…est-ce qu’on va avoir droit à d’authentiques frissons au pays des animes cet hiver ? Ils sont submergés par des tas d’animes « Bishoujou » de qualité fluctuante, mais ils sont bien là. Mon hiver sera donc a priori dominé par Boogiepop et Neverland. Je m’attends à entendre les gens parler essentiellement de Mob Psycho 100 et Gambling School 2 (sauf si Netflix décide encore une fois d’attendre trois plombes pour le sortir), et je vais compléter mon planning avec deux ou trois underdogs qui pourraient être Kaguya-sama, Endro, Housemate et/ou The Price of Smiles. Ça paraît mince mais pour une saison hivernale c’est largement suffisant. Bonne lecture !

Pour rappel :

  • Cette liste n’est pas exhaustive (exit la plupart des animes pour enfants, le porno soft ou hard, les animes à destination du marché chinois et les projets trop obscurs/niche), consultez les divers programmes à disposition pour compléter.
  • Je pars du principe que la plupart des séries dont je parle auront une douzaine d’épisodes de 25 minutes chacun, mais comme toujours sans annonce officielle gardez en tête que tout projet peut se révéler être un short, ou au contraire s’étaler sur deux saisons. 
  • Cliquez sur les titres pour regarder les PV, j’ajouterai les derniers PV et noms de studios manquants lorsqu’ils seront diffusés. Les annonces de simulcast étant toujours à la traîne, je les ajoute quand je sors mon article sur les pilotes.

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Kakuriyo – Bed & Breakfast for Spirits-

Année : 2018

Par : Gonzo, Yoshiko Okuda, Tomoko Konparu

Durée : 26 épisodes

PV

Abandonnée par sa mère quand elle était petite, Aoi a été élevée par son grand-père qui lui a appris à très bien cuisiner. Elle a également hérité de lui le don de communiquer avec les yokai. Après sa mort, elle poursuit ses études en laissant de temps en temps des offrandes aux yokai de son quartier, mais un jour elle est capturée par Odanna, un ogre qui l’emmène dans le monde caché des esprits, et lui annonce que son grand-père lui a offert sa main comme garantie d’une lourde dette. Aoi n’entend pas se laisser faire, et au lieu d’épouser cet ogre, qui est aussi le tenancier d’une auberge pour yokai de renom, elle ouvre un petit restaurant.

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Samourai Flamenco

Année : 2014

Par : Manglobe, Hideyuki Kurata, Takahiro Oomori

Durée : 22 épisodes

PV

Le beau Masayoshi Hazama a un secret. Mannequin le jour, il enfile la nuit un costume rouge et défend les valeurs que ses chers tokusatsu lui ont enseignées, sans l’aide d’aucun super-pouvoir ! Mais le policier Hidenori Gotou se met en travers de sa route. Quels aventures attendent nos intrépides défenseurs de la justice ?

Samourai Flamenco de feu le studio Manglobe fonctionne comme un long hommage au super-héroïsme, majoritairement d’un point de vue culturel japonais, mais avec quelques clins d’œils aux américains. C’est parfois une parodie, parfois une déclaration d’amour, les deux ne sont pas incompatibles. Sa force vient de ses personnages attachants et très humains. Les dialogues sont solides et donnent à réfléchir sur pas mal de thèmes pertinents (évidemment l’héroïsme et son rapport avec le « mal », qui dispense la justice, etc.) et les quelques twists spectaculaires (dont l’un des twists les plus marquants de la décennie 2010) nous tiennent en haleine. Ce n’est pas un anime parfait, l’animation est loin d’être constamment fluide et les transitions entre les arcs ne sont pas toujours très heureuses, mais c’est bourré d’instants mémorables réussis, notamment ceux de pure tragi-comédie humaine. Un joyeux foutoir que je recommande chaudement.

Ma note : 8/10

Penguin Highway

Année : 2018

Par : Colorido, Ishida Hiroyasu

Long-métrage

PV

Aoyama est un jeune adolescent passionné par le processus scientifique, avec des idées très déterminées sur son avenir qu’il voit jalonné de récompenses et d’amour. Un jour, ses capacités d’observation et de déduction sont mises à l’épreuve par l’apparition mystérieuse de flopées de pingouins dans son quartier, et celle concomitante d’une étrange bulle d’eau* lévitant dans une clairière. Avec l’aide de ses amis et de celle qu’il voit comme la femme de sa vie, l’assistante de son dentiste*, il essaie de résoudre les énigmes posées par ces phénomènes. 

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Vision d’Escaflowne et Escaflowne – Une Fille sur Gaia

Ces deux articles sont sortis initialement en 2016 sur mon ancien blog. J’en étais assez satisfaite pour vouloir les republier ici, après les avoir un peu réédités.

NB : Pour les fans anglophones, à l’occasion de l’anniversaire de la série elle est revenue dans l’actualité grâce à un nouveau doublage, financé par une campagne kickstarter qui a très bien marché. Il en est sorti une magnifique  édition Blue-Ray. En France, c’est Dybex qui a les droits.

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Terror in Resonance

Année : 2014

Par : MAPPA, Shinichiro Watanabe

Durée : 11 épisodes

PV

Les jeunes prodiges Nine et Twelve forment le duo « Sphinx ». Ils terrorisent Tokyo par des attaques de grande envergure qu’ils revendiquent sur internet, mais se débrouillent pour ne pas faire de victimes. Lisa, une lycéenne maltraitée par ses camarades  se retrouve impliquée dans leurs plans tandis que Shibazaki, un policier blackboulé par ses supérieurs, les traque et tente de découvrir ce qui les pousse à commettre ces actes. 

Ce n’est pas le meilleur anime sur le terrorisme que j’ai vu (allez plutôt voir du côté de Mawaru Penguindrum et de Ghost in the Shell), mais il faut admettre que Shinichiro Watanabe a eu le courage d’attaquer assez frontalement le parti nationaliste pro-militaire japonais, et c’est réconfortant de savoir que des séries mainstreem avec un tel discours peuvent être financées et diffusées. La réalisation est plus qu’impeccable : elle est artistique, et ce qui empêche le show de décoller est son écriture. Je me demande quel impact a eu le format très court du show; les personnages restent trop creux dans leur personnalité et motivations, et la résolution des principaux conflits est expédiée de manière rapide et frustrante. Même si ce n’est pas une excuse dans l’absolu (on peut toujours se débrouiller pour raconter beaucoup et bien en peu de temps), une dizaine d’épisodes de plus aurait potentiellement réglé ces problèmes. Quoi qu’il en soit, ça reste intéressant d’un point de vue visuel et intellectuel, rien que pour les thèmes abordés. 

Ma note : 6/10