Zombieland Saga

Année : 2018

Par : MAPPA, Munehisa Sakai, Shigeru Murakoshi, Kasumi Fukagawa

Durée : 12 épisodes

PV

Sakura rêve de devenir une idole, mais le jour où elle rassemble enfin assez de courage pour envoyer sa candidature pour une audition, elle est tuée dans un accident. Dix ans plus tard, elle se réveille amnésique, entourée de zombies. Elle essaie de s’enfuir, avant de réaliser qu’elle est elle-même devenue une morte-vivante. Un homme louche se présente comme son manager : il a ranimé plusieurs cadavres de stars de périodes différentes pour composer le groupe d’idoles ultime, Franchouchou !

Un peu sortie de nulle part, cette série décide d’exploiter l’habituelle recette de l’anime à idoles en y ajoutant un twist : et si sous les jolis minois des chanteuses se cachaient d’affreux zombis ? Le résultat est à la croisée des chemins entre la parodie d’horreur, l’anime à idoles old school où l’héroïne doit cacher sa véritable identité, le buddy movie, et l’anime à idoles moderne type « locodol » où les filles doivent sauver leur ville (ici la ville de Saga qui a bien profité de ce coup marketing). L’anime commence très fort par deux épisodes qui détournent  la formule du show à idoles, mais dès le troisième la nécessité de nous vendre un produit se fait plus sentir et les filles se rangent avec performance animée en CG moche beaucoup plus conventionnelle et fade, à laquelle il manque le piquant de leurs shows de métal et de leur rap-battle. La suite est toujours sur le fil entre cette envie évidente des créateurs de bousculer les conventions et les objectifs commerciaux des investisseurs.

Au début une grande partie de l’humour vient de la performance survitaminée de Mamoru Miyano dans le rôle du manager/tyran foldingue, juste assez agressif pour faire rire et juste assez humain pour ne pas dégoûter de son personnage. J’ai eu peur qu’il ne doive porter le show sur ses épaules, mais heureusement Zombieland Saga développe progressivement plusieurs personnages charismatiques qui se débrouillent très bien pour lui donner le change, comme Saki, formidable leader-yankee,  Lily, et la mascotte Tae, pauvre zombie qui ne recouvre jamais totalement sa mémoire et son humanité. En fait toutes les idoles-zombies sont attachantes, chacune a droit à son quart-d’heure de gloire (quand ce n’est pas un épisode entier pour raconter l’histoire de sa mort) et je n’ai remarqué personne qui serait là pour meubler. Leurs différents arcs individuels fonctionnent bien, à l’exception peut-être de celui de Sakura à la fin, trop prévisible et guimauve. Au final ce n’est pas un anime à idoles qui s’affranchit totalement de clichés du genre, mais il est suffisamment drôle et bien écrit pour valoir le détour.

Ma note : 7/10

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s