The Idolm@ster : Cinderella Girls (2015)

Par : A-1 Pictures, Noriko Takao, Tatsuya Takahashi, Ariyoshi Yamada

25 épisodes

PV

Rin est repérée par un manager qui lui propose de rejoindre le « projet Cendrillon », un groupe d’idoles promues par la prestigieuse agence 346. Elle fait la connaissance d’Uzuki et Mio qui formeront avec elle une unité, et d’une douzaines de jeunes idoles pleines d’espoirs, de talent et d’ambitions. Réussiront-elles à se faire un nom au sein de cette industrie bouillonnante ? 

Un spin-off de la licence Idolm@ster qui peut se regarder indépendamment des autres. Un peu limité par des impératifs commerciaux (il faut mettre en valeur beaucoup trop de personnages, et aucun ne peut vraiment échouer dans sa carrière comme il y a un jeu vidéo derrière à promouvoir), ce n’en n’est pas moins l’un des meilleurs animes à idoles qu’on peut trouver. La particularité de ce spin-off est de présenter le quotidien des filles dans une agence à succès bien établie. C’est une machine de guerre avec un gros turn-over qui leur fait bien comprendre qu’elles ne sont pas indispensables à la survie de l’entreprise, et qu’elles seront remplacées si elles ne brillent pas suffisamment ou ne se plient pas au rôle qu’on veut leur faire jouer. Dans ce rude contexte, nos héroïnes peuvent compter sur leur manager l’impassible P-san qui les soutien inlassablement, et essaie de faire en sorte qu’elles prennent du plaisir à faire ce métier. Les résolutions des différents arcs sont, il est vrai, un peu trop optimistes pour que la série puisse challenger les meilleurs shows sur le métier d’artiste, mais ils n’hésitent pas à confronter leurs personnages à des situations très déstabilisantes, et certains arcs sont vraiment bouleversants. Comme ses filles-Cendrillons, c’est un anime dont le scénario brille dans ses moments les plus sombres. 

Ma note : 7/10

Love Lab (2013)

Par : Doga Kobo, Masahiko Oota, Takashi Aoshima

13 épisodes

PV

Sur un malentendu, Riko est prise pour une experte en amour par la présidente du conseil des élèves de son lycée. Maki veut absolument tout savoir sur la question, et les deux décident de créer un club secret d’étude et d’expérimentation des relations amoureuses. 

Les aventures d’un groupe de lycéennes qui forment un club de recherche en relations amoureuses, tout simplement parce qu’elles sont jeunes, un peu coincées par le cadre strict de leur lycée pour filles et surtout complètement obsédées par les garçons (enfin, au moins trois d’entre elles, et les autres se font entraîner par leur énergie). J’ai rarement vu une aussi bonne alchimie entre des filles dans un anime. C’est très, très drôle, les gags ne deviennent jamais répétitifs, au contraire se renouvellent tout le temps, et en parallèle on nous offre un joli développement émotionnel pour les filles qui apprennent à compter les unes sur les autres, à surmonter leurs préjugés et à se faire confiance. Une suite, svp ?

Ma note : 8/10

Touken Ranbu – Hanamaru (2016/2018)

Par : Doga Kobo

24 épisodes

PV

Dans le futur, les touken danshi, des incarnations des plus prestigieux sabres japonais, protègent le passé du Japon des attaques de monstres révisionnistes sous les ordres de leur maître, le saniwa. Hanamaru explore leur vie quotidienne entre les combats. 

Un modèle de fanservice bien fait. Contrairement à d’autres adaptations de jeux, celle-là ne se soucie pas de rendre son contenu accessible au néophyte, c’est une pure célébration de la licence bourrée d’insides-jokes, qui met en scène les interactions d’une quantité impressionnante de guerriers pour le plaisir des fans. Cette abondance de références et de personnages est indigeste si l’on ne maîtrise pas les basiques (les types de sabres, les anecdotes historiques qui expliquent entre autres le délire emo de Yamanbagiri, la nature des activités du sage saniwa…), mais délicieuse pour les initiés.

Heureusement, si vous voulez quand même essayer, Hanamaru ne se réduit pas pour autant à du fanservice incompréhensible hors contexte : les personnages sont charismatiques et attachants en eux-mêmes, c’est très bien animé, la mise en scène est bourrée d’un humour bon-enfant efficace qui peut plaire à tous (la séquence de l’udon en chanson m’a convaincue à elle seule de regarder la série quand je l’ai vue sur le net), et la manière dont le scénario explore la psychologie des personnages peut toucher un large public. En particulier, Kashuu et Yamatonokami ont des arcs très émouvants. Il existe une autre adaptation de Touken Ranbu par ufotable (Katsugeki), plus sérieuse et plus centrée sur les combats, mais je la trouve assez ennuyeuse et surtout complètement dénuée du charme d’Hanamaru. 

Ma note : 7/10

Pop Team Epic (2018)

Par : Kamikaze Douga, Jun Aoki, Aoi Umeki

12 épisodes

PV

La folle vie de Popuko et Pipimi, deux trolls jeunes filles…hors du commun. 

Memes en folie : The Animation. Aussi fascinante que déconcertante, cette adaptation du doujin populaire se donne pour mission de faire exploser à peu près toutes les conventions de la production d’un anime classique, au service d’un humour toujours plus irrévérencieux et absurde. Le résultat est délicieusement délirant et parfois incroyablement créatif (plusieurs studios ont eu la liberté de faire ce qu’ils voulaient). Tous les gags ne sont pas égaux, et pas mal de références risquent de mal vieillir (c’est assumé : certaines étaient déjà trop obscures ou dépassées pour pas mal de spectateurs quand l’anime est sorti) mais ça reste une stimulante curiosité qui teste les limites du médium. 

Ma note : 7/10

Aggressive Retsuko (2016-2018)

Par : Fanworks, Rareko

100 épisodes (1 min) + 10 épisodes (15 min)

PV

La dure réalité du monde du travail à travers les yeux d’un adorable panda roux qui gère le stress cumulé pendant la journée en chantant du Death Metal au karaoké.

Aggretsuko est à la fois une comédie hilarante, une satire sociale acérée et un drame  humain émouvant. Choisir des mascottes animales (cochon, fennec, biche, etc.) pour les personnages est un choix brillant pour une satire, ça rappelle les Fables de la Fontaine et le Roman de Renart, et le résultat est diaboliquement efficace.  A noter qu’il existe deux séries Aggretsuko (dirigées par le même réalisateur) : celle commencée en 2016 qui compte 100 épisodes d’une minute, et celle de 2018 diffusée par Netflix qui a des épisodes beaucoup plus longs. Je parle de la seconde, c’est de loin ma préférée des deux, mais le short est sympa à regarder et il complète bien l’expérience. 

Ma note : 10/10

Gakuen Utopia Manabi Straight! (2007)

Par : Ufotable, Takayuki Hirao, Ryuunosuke Kingetsu

12 épisodes

Dans un futur proche où les études secondaires classiques se sont démodées, les jeunes préfèrent commencer à gagner de l’argent au lieu d’aller au lycée. La secrétaire du Conseil des élèves d’un établissement essaie sans succès de recruter des gens, jusqu’à ce que de nulle part débarque Manabi, une jeune fille débordante d’énergie qui s’impose comme présidente et décide de rendre le quotidien de ses camarades plus fun.

Gakuen Utopia est un curieux petit slice-of-life lycéen qui combine un timing comique impeccable, une animation inventive, et un sens de l’autodérision irrésistible. Ils n’ont pas peur de montrer le pire de leurs héroïnes. La série devient même étonnamment sombre vers la fin, quand les filles voient ce qu’elles ont construit partir (littéralement) en ruines. Bien sûr elles vont trouver le moyen de se relever plusieurs fois et d’arriver à leurs fins, mais on ne nous berce pas d’illusions. Le temps s’écoule, inexorablement. Là où tant d’autres animes sur cette période et tranche d’âge choisissent de fermer les yeux là-dessus en entretenant une illusion de bonheur juvénile éternel, Gakuen Utopia réussi à capturer la fragilité de ces instants, précieux justement parce qu’ils sont temporaires. Le contexte futuriste n’est pas un gimmick et sert à renforcer cette idée que les choses sont en transition. C’est un peu dommage que le show soit aussi peu connu, c’est une vraie gemme.

Ma note : 8/10

Silver Spoon (2013/2014)

Par : A-1 Pictures, Tomohiko Itou, Kotomi Deai, Taku Kishimoto

22 épisodes

PV

Le rat des villes Hachiken découvre le travail de la terre et l’élevage après s’être inscrit dans un lycée agricole, sans réelle motivation pour faire carrière dans ce domaine. Ce cursus l’emmène de découvertes en découvertes et l’aide à réinventer son avenir. 

Excellent travail d’adaptation du manga d’Hiromu Arakawa. En bonne campagnarde de souche je ne peux qu’aimer un anime qui sait capturer les charmes (et les difficultés) de la vie rurale. Le héros atterrit dans ce lycée agricole presque par erreur, en pensant que le choix d’un cursus aux visées plus pragmatiques lui laissera le temps de préparer les concours des grandes universités en toute tranquillité. Il découvre que les travaux liés à la terre et aux animaux ne sont pas amour et eau fraîche, mais au contraire durs et exigeants, et surtout beaucoup plus passionnants que prévu. L’anime s’adresse à tous et peut plaire tant à ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans un élevage ou monté dans un tracteur qu’aux enfants d’agriculteurs. C’est aussi parfaitement dosé entre comédie, slice-of-life et scènes plus dures, traitées avec une grande sobriété. Que demander de plus, si ce n’est une troisième saison ? 

Ma note : 8/10