Nettoyage de Printemps

Hello tout le monde ! Vous avez sans doute remarqué que les derniers mois ont été plus calme sur ce blog, en fait j’ai commencé à travailler à plein temps et inévitablement je n’ai plus assez de temps libre pour regarder autant de séries qu’avant et écrire dessus. Néanmoins les choses commencent à se calmer après deux mois d’adaptation à mon nouvel emploi, et j’ai envie de reprendre un peu l’écriture critique.

Mais cela implique de nouveaux aménagements : plus de previews ni de marathons de pilotes, ce sont des articles trop chronophages, je vais me concentrer sur des articles qui sortiront une fois une série terminée, qu’elle vienne d’une saison en cours ou pas.

Et il se peut que je vous fasse une petite surprise prochainement ! Alors portez vous bien, prenez soin de vous, regardez des animes (ou ce que vous voulez) et à bientôt 😉

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Anima Yell!

Année : 2018

Par : Doga Kobo, Masako Satou, Fumihiko Shimo

Durée : 12 épisodes

PV

La jeune Kohane tombe sous le charme d’une performance de cheerleading vue par hasard, et décide de monter un club pour pratiquer ce sport. Elle découvre qu’Arima, une des filles qu’elle avait admiré dans la performance, va à son collège, et la harcèle pour qu’elle la rejoigne. Mais Arima a quitté son groupe dans des circonstances qui l’ont dégoûtée du cheerleading, et hésite beaucoup à se relancer.

Ultra basique anime de filles mignonnes qui font des trucs mignons dans leur club, que dire, quand la recette est réussie en général je craque. Comme son héroïne infatigable Kohane, l’anime déborde d’une énergie positive et d’un dynamisme auxquels il est difficile de résister. En plus, il y a plein de choses à apprécier : l’anime ne cède jamais à la tentation du fanservice facile, le sport est abordé de manière étonnamment saine et réaliste (ils prennent en compte le mental et les compétences des filles qu’elles soient débutantes ou confirmées pour les figures acrobatiques), les doubleuses font un boulot remarquable pour rendre leurs personnages uniques et attachants; elles savent rendre leurs répliques amusantes même quand l’écriture des gags n’est pas à la hauteur, l’animation est consistante de bout en bout, et les scènes de cheerleading remplissent parfaitement leur fonction de nous donner la pêche. Anima Yell! ne challenge absolument pas la formule exploitée, mais l’utilise intelligemment pour divertir et nous communiquer sa bonne humeur.

Ma note : 7/10

Zombieland Saga

Année : 2018

Par : MAPPA, Munehisa Sakai, Shigeru Murakoshi, Kasumi Fukagawa

Durée : 12 épisodes

PV

Sakura rêve de devenir une idole, mais le jour où elle rassemble enfin assez de courage pour envoyer sa candidature pour une audition, elle est tuée dans un accident. Dix ans plus tard, elle se réveille amnésique, entourée de zombies. Elle essaie de s’enfuir, avant de réaliser qu’elle est elle-même devenue une morte-vivante. Un homme louche se présente comme son manager : il a ranimé plusieurs cadavres de stars de périodes différentes pour composer le groupe d’idoles ultime, Franchouchou !

Un peu sortie de nulle part, cette série décide d’exploiter l’habituelle recette de l’anime à idoles en y ajoutant un twist : et si sous les jolis minois des chanteuses se cachaient d’affreux zombis ? Le résultat est à la croisée des chemins entre la parodie d’horreur, l’anime à idoles old school où l’héroïne doit cacher sa véritable identité, le buddy movie, et l’anime à idoles moderne type « locodol » où les filles doivent sauver leur ville (ici la ville de Saga qui a bien profité de ce coup marketing). L’anime commence très fort par deux épisodes qui détournent  la formule du show à idoles, mais dès le troisième la nécessité de nous vendre un produit se fait plus sentir et les filles se rangent avec performance animée en CG moche beaucoup plus conventionnelle et fade, à laquelle il manque le piquant de leurs shows de métal et de leur rap-battle. La suite est toujours sur le fil entre cette envie évidente des créateurs de bousculer les conventions et les objectifs commerciaux des investisseurs.

Au début une grande partie de l’humour vient de la performance survitaminée de Mamoru Miyano dans le rôle du manager/tyran foldingue, juste assez agressif pour faire rire et juste assez humain pour ne pas dégoûter de son personnage. J’ai eu peur qu’il ne doive porter le show sur ses épaules, mais heureusement Zombieland Saga développe progressivement plusieurs personnages charismatiques qui se débrouillent très bien pour lui donner le change, comme Saki, formidable leader-yankee,  Lily, et la mascotte Tae, pauvre zombie qui ne recouvre jamais totalement sa mémoire et son humanité. En fait toutes les idoles-zombies sont attachantes, chacune a droit à son quart-d’heure de gloire (quand ce n’est pas un épisode entier pour raconter l’histoire de sa mort) et je n’ai remarqué personne qui serait là pour meubler. Leurs différents arcs individuels fonctionnent bien, à l’exception peut-être de celui de Sakura à la fin, trop prévisible et guimauve. Au final ce n’est pas un anime à idoles qui s’affranchit totalement de clichés du genre, mais il est suffisamment drôle et bien écrit pour valoir le détour.

Ma note : 7/10

Sakura Quest

Année : 2017

Par : P.A Works, Souichi Masui, Masahiro Yokotani, Kanami Sekiguchi

Durée : 22 épisodes

PV

Maoyama était l’une des villes de province qui avait bénéficié il y a plusieurs décennies de cela du programme touristique japonais des « micro-nations ». Elle avait sa mascotte, son « monarque » et son palais dédié. Aujourd’hui le palais tombe en ruines, le festival annuel n’a plus lieu, et la ville a bien du mal à empêcher ses commerces de péricliter. Pour redresser la situation, cinq femmes aux divers backgrounds et compétences sont recrutées, et commencent à former un plan d’attaque. 

La petite ville provinciale de Maoyama sert de théâtre pour mettre en parallèle des problèmes très actuels de désertification rurale, et le parcours individuel touchant de cinq femmes qui ont du mal à envisager leur avenir. Shiori est nostalgique d’une époque révolue, Sanae est une ex-salariée citadine réfugiée à la campagne pour redonner du sens à son travail, Maki et Yoshino sont des filles de la cambrousse montées à Tokyo ayant échoué à y faire carrière qui ont le sentiment de rentrer la queue entre les jambes, et Ririko est une fille du pays surprotégée qui n’a jamais mis un pied en dehors de Maoyama, tout en ne s’y sentant jamais réellement intégrée. En reprenant ensemble la direction du comité touristique, elles travaillent dur pour revitaliser la ville, et en apprennent beaucoup sur elles-mêmes. Personne dans cette série ne se fait d’illusions sur l’avenir de ces petites localités victimes de l’exode rural, mais elles n’ont pas forcément dit leur dernier mot. Comme les filles le découvrent, préserver le patrimoine culturel local et le capital humain n’est pas incompatible avec modernité et ouverture sur le monde extérieur, au contraire. Visuellement la série est un peu limitée par une production modeste, mais elle compense largement par la qualité de l’écriture et ses personnages attachants. 

Ma note : 8/10

Preview des Animes d’Hiver 2019

Je n’ose le croire mais…est-ce qu’on va avoir droit à d’authentiques frissons au pays des animes cet hiver ? Ils sont submergés par des tas d’animes « Bishoujou » de qualité fluctuante, mais ils sont bien là. Mon hiver sera donc a priori dominé par Boogiepop et Neverland. Je m’attends à entendre les gens parler essentiellement de Mob Psycho 100 et Gambling School 2 (sauf si Netflix décide encore une fois d’attendre trois plombes pour le sortir), et je vais compléter mon planning avec deux ou trois underdogs qui pourraient être Kaguya-sama, Endro, Housemate et/ou The Price of Smiles. Ça paraît mince mais pour une saison hivernale c’est largement suffisant. Bonne lecture !

Pour rappel :

  • Cette liste n’est pas exhaustive (exit la plupart des animes pour enfants, le porno soft ou hard, les animes à destination du marché chinois et les projets trop obscurs/niche), consultez les divers programmes à disposition pour compléter.
  • Je pars du principe que la plupart des séries dont je parle auront une douzaine d’épisodes de 25 minutes chacun, mais comme toujours sans annonce officielle gardez en tête que tout projet peut se révéler être un short, ou au contraire s’étaler sur deux saisons. 
  • Cliquez sur les titres pour regarder les PV, j’ajouterai les derniers PV et noms de studios manquants lorsqu’ils seront diffusés. Les annonces de simulcast étant toujours à la traîne, je les ajoute quand je sors mon article sur les pilotes.

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Kakuriyo – Bed & Breakfast for Spirits-

Année : 2018

Par : Gonzo, Yoshiko Okuda, Tomoko Konparu

Durée : 26 épisodes

PV

Abandonnée par sa mère quand elle était petite, Aoi a été élevée par son grand-père qui lui a appris à très bien cuisiner. Elle a également hérité de lui le don de communiquer avec les yokai. Après sa mort, elle poursuit ses études en laissant de temps en temps des offrandes aux yokai de son quartier, mais un jour elle est capturée par Odanna, un ogre qui l’emmène dans le monde caché des esprits, et lui annonce que son grand-père lui a offert sa main comme garantie d’une lourde dette. Aoi n’entend pas se laisser faire, et au lieu d’épouser cet ogre, qui est aussi le tenancier d’une auberge pour yokai de renom, elle ouvre un petit restaurant.

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Samourai Flamenco

Année : 2014

Par : Manglobe, Hideyuki Kurata, Takahiro Oomori

Durée : 22 épisodes

PV

Le beau Masayoshi Hazama a un secret. Mannequin le jour, il enfile la nuit un costume rouge et défend les valeurs que ses chers tokusatsu lui ont enseignées, sans l’aide d’aucun super-pouvoir ! Mais le policier Hidenori Gotou se met en travers de sa route. Quels aventures attendent nos intrépides défenseurs de la justice ?

Samourai Flamenco de feu le studio Manglobe fonctionne comme un long hommage au super-héroïsme, majoritairement d’un point de vue culturel japonais, mais avec quelques clins d’œils aux américains. C’est parfois une parodie, parfois une déclaration d’amour, les deux ne sont pas incompatibles. Sa force vient de ses personnages attachants et très humains. Les dialogues sont solides et donnent à réfléchir sur pas mal de thèmes pertinents (évidemment l’héroïsme et son rapport avec le « mal », qui dispense la justice, etc.) et les quelques twists spectaculaires (dont l’un des twists les plus marquants de la décennie 2010) nous tiennent en haleine. Ce n’est pas un anime parfait, l’animation est loin d’être constamment fluide et les transitions entre les arcs ne sont pas toujours très heureuses, mais c’est bourré d’instants mémorables réussis, notamment ceux de pure tragi-comédie humaine. Un joyeux foutoir que je recommande chaudement.

Ma note : 8/10