Uma Musume – Pretty Derby (2018)

Par : P.A. Works, Kei Oikawa, Akihiro Ishihara

13 épisodes

PV

Special Week a un rêve : devenir la meilleure fille-cheval de course du Japon en intégrant Tokyo Tracen Academy. Elle y rencontre le prodige Silence Suzuka, et elles vont se surpasser l’une et l’autre pour se disputer la première place des courses locales les plus prestigieuses. 

Une adaptation de luxe pour un mobile game complètement barré où vous entraînez des filles habitées par les esprits de chevaux de course, qui donnent un concert d’idoles après une victoire. Uma Musume s’inscrit dans la longue tradition des animes promotionnels basés sur un anthropomorphisme (nous avons déjà des sabres, du riz, des cuirassés, des stations de métro…) et réussi à tirer son épingle du jeu en étant une bonne série de sport féminin. Même s’il est entrecoupé de comédie et de slice-of-life, l’essentiel du scénario est très sérieux. Il se concentre sur les entraînements et la compétition, jusqu’à trois grandes courses finales qui couronnent l’arc de Suzuka, de Special, et de leur team. Special est une héroïne facile à apprécier, son amitié avec Suzuka est sincère et touchante, et les autres filles sont drôles et attachantes. Mon principal reproche à la série est d’être trop longue pour ce qu’elle a à raconter, s’ils avaient développé d’autres personnages autant que Special et Suzuka ça aurait été un bon moyen de remédier à ce problème, mais les histoires des autres filles sont à peine survolées.  Et je trouve que pour ce qu’ils en ont fait (à peu près rien) les concerts d’idoles auraient du être supprimés. C’est difficile de recommander cette série, surtout quand on pourrait regarder à la place un meilleur anime de sport ou un meilleur show sur des idoles, mais si le concept vous intrigue, pourquoi pas ?

NB : Pour la trivia, toutes les filles-chevaux dans cet anime sont des références à de vrais chevaux de courses célèbres au Japon, comme par exemple Haru Urara qui est devenue l’icône des chevaux perdants et Silence Suzuka (frère de Special Week) qui a été gravement blessé pendant une course. Vous pouvez vous amusez à faire les parallèles entre les carrières de ces vrais chevaux et le scénario d’Uma Musume, ça ajoute une dimension méta à l’anime. 

Ma note : 6/10

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Premières Impressions sur les Animes d’Eté 2018

Sous ce caniar, plongeons tête la première dans les nouveautés estivales.

Tada Never Falls in Love (2018)

Par : Doga Kobo, Yoshiko Nakamura, Mitsue Yamazaki

13 épisodes

PV

Teresa et Alec sont des citoyennes du royaume fictif européen de Larsenburg, en visite au Japon. Elles intègrent le club de photographie de leur nouveau lycée et Teresa développe des sentiments pour Tada, un jeune homme orphelin passionné de photographie. Il donne un coup de main à son grand-père dans un café voisin de la résidence de Teresa et Alec. 

Une romance originale de Doga Kobo influencée par Vacances Romaines. Les intentions sont bonnes, le résultat est fatalement insipide. Très bien mise en scène et animée, cette série est très agréable à regarder, mais l’écriture est rarement à la hauteur. S’ils savent à peu près comment écrire du slice-of-life, c’est assez évident que les scénaristes ont eu beaucoup plus de mal avec…tout le reste. La comédie utilise trop souvent de mauvais gags lourds, les personnages principaux manquent de profondeur, les romances sont cliché (ils utilisent des stéréotypes au premier degré : « il m’a protégé une fois contre un chien qui me faisait peur quand on était petits, c’est l’amour de ma vie !« ), le drame est tellement téléphoné qu’on devine le « twist » dès les premiers épisodes…et surtout le rythme est beaucoup trop lent, on passe les trois-quarts de la série à attendre qu’il se passe quelque chose, et quand les révélations et grandes déclarations arrivent, c’est trop tard. 

Il faut attendre le dixième épisode pour que Tada et Teresa fassent une vraie sortie à deux, avant d’être brutalement séparés par le scénario qui leur fait prendre des décisions idiotes histoire d’avoir quelque chose à raconter. En fait, avec si peu de substance cette histoire n’avait pas du tout besoin de treize épisodes (un film ou une OVA aurait largement suffit), et ça explique pourquoi ils ont autant rempli leur show avec des épisodes entiers de filler et des personnages qui n’ont aucun impact (Pin, Hina, Yamashita…). C’est dommage, avec le thème de la photographie, un couple mixe, et une aussi jolie réalisation, Tada Never Falls In Love avait beaucoup de potentiel. Les trois derniers épisodes réussissent à sauver la romance principale et à lui donner une jolie conclusion, mais à ce stade je n’étais plus du tout investie dedans et j’ai traîné les pieds pour finir. 

Ma note : 5/10

ACCA: 13-Territory Inspection Dept. (2017)

Par : Madhouse, Shingo Natsume, Tomohiro Suzuki

12 épisodes

PV

Le royaume imaginaire de Dowa est en paix, grâce à une politique de centralisation et de contrôle des diverses préfectures qui le composent. Le job de notre héros Jean Otus est de voyager d’une préfecture à l’autre pour mener des inspections, et ce faisant il entends partout murmurés ces mots dangereux : « coup d’État ». Dans un climat de suspicion généralisé, il sent qu’il est surveillé en permanence, et essaie de comprendre pourquoi.

ACCA est un show très curieux. Il déborde de classe et de personnages charismatiques, mais pour un anime qui met en jeu le destin d’une nation toute entière, l’absence de suspense se fait ressentir. Blasés en toute circonstance, les personnages ont rarement l’air inquiets pour l’avenir, ce qui amoindri la tension générée par les manœuvres politiques. Même si ça colle avec l’esthétique et le ton général du show, ça l’empêche d’être réellement prenant. Heureusement l’intrigue n’est pas avare de surprises et de retournements de situation, ce qui lui permet de rester stimulante jusqu’au final, qui conclue la série en beauté (le manga de Natsume Ono étant terminé, ils ont pu raconter une histoire complète). Plus que pour l’aspect politique, je recommande de regarder le show pour faire un voyage culturel et culinaire à travers les différentes préfectures du royaume (elles sont magnifiques et pleines de personnalité, grâce à une direction artistique inspirée), et pour le charisme bluffant des personnages principaux et secondaires.

Ma note : 7/10

Just Because! (2017)

 

Par : Pine Jam, Atsushi Kobayashi, Hajime Kamoshida

12 épisodes

PV

Quand il était au collège, Eita a déménagé de sa banlieue natale et a perdu contact avec son meilleur ami Haruto et son crush, Natsume. Arrivés à leur dernière année de lycée, Natsume, Haruto et leurs amis se préparent à rentrer dans la vie active ou à passer les examens d’entrée à l’université, et sont étonnés de retrouver Eita, qui revient habiter dans la région. Doucement, il reconnecte avec eux et fait de nouvelles rencontres, mais des sentiments en veille depuis des années refont surface et compliquent les choses. 

Frustrations, incertitudes et mélancolie se mélangent dans cette originale peinture des derniers instants de l’adolescence d’un petit groupe d’amis. L’anime refuse d’idéaliser les années lycées en faveur d’un réalisme très effectif, et il est difficile de ne pas se reconnaître dans un ou plusieurs de ces ados aux émotions si naturelles, et aux réactions familières. Réalisée avec un soin tout particulier apporté à l’atmosphère des lieux, aux expressions et à la gestuelle des personnages, Just Because est une jolie réflexion tantôt romantique, tantôt philosophique et contemplative sur un rite de passage que l’on a connu, ou va connaître. 

Ma note : 8/10

Libra of Nil Admirari (2018)

Par : Zero-G, Tomoko Konparu, Masahiro Takata

12 épisodes

PV

Sous une ère Taisho imaginaire, la jeune lady Tsugumi Kuze est prête à faire un mariage arrangé pour sauver sa famille d’aristocrates de la ruine, mais lorsque son frère tente de s’immoler par le feu sous l’emprise d’un livre maudit, tous ses plans sont remis en question. Des agents du gouvernements spécialisés dans la traque de livres maudits repèrent son talent pour les détecter, et décident de l’engager. 

Solide reverse-harem adapté par Tomoko Konparu (elle a également  travaillé sur les très sympathiques Kamigami no Asobi et Dance with Devils) qui mélange habilement mélodrame exacerbé,  suspense, reconstitution pseudo-historique fantaisiste, enquêtes paranormales  et fanservice. C’est une adaptation d’Otome Game mais la romance n’est pas la priorité, l’héroïne a une relation avant tout professionnelle et amicale avec ses collègues masculins; ils flirtent avec elle mais ce n’est pas le plus important. L’essentiel est son évolution personnelle, de jeune aristocrate qui décide de mettre son mariage arrangé entre parenthèses, à agent secret de l’Etat dans une branche militaire. 

Le scénario est prenant, les garçons sont très séduisants, et l’esthétique du show est plaisante, avec des couleurs vieillies et des lignes fines et délicates (pour les connaisseurs, les superbes chara-designs originaux viennent de Satoi qui a aussi créé ceux de Diabolik Lovers et d’Ozmafia!!). Il est bon d’avertir que le scénario est sombre : ça parle de suicide, de viol (cette partie-là du scénario est heureusement mieux écrite que dans le jeu) et de meurtres. La seconde partie de l’anime et la fin sont particulièrement violents, avec mise en scène et musique très théâtrales, et si ce n’est pas votre truc mieux vaut peut-être s’abstenir. Les autres, venez pour les bishonens et l’ambiance dépaysante, restez pour le parcours initiatique de l’héroïne et le DRAMA. 

NB : A la fin ils nous montrent Rei Sekka, un personnage du second jeu Kuroyuri Enyoutan, mais je ne sais pas ce qu’ils vont en faire, ça peut être  juste de la pub ou un sequel bait…

Ma note : 7/10

Rokuhoudou Yotsuiro Biyori (2018)

Par : Zexcs, Tomomi Kamiya, Deko Akao

12 épisodes

PV

Sui, Greg, Tsubaki et Tokitaka ont des talents complémentaires qui leur permettent de faire de leur salon de thé/restaurant le « Rokuhoudou » un endroit vraiment spécial. Petit à petit, ils gagnent de nouveaux clients attirés par la bonne ambiance, l’accueil impeccable et la bonne cuisine qu’ils offrent. 

Installez-vous confortablement, Yotsuiro Biyori est un délicieux slice-of-life qui vous veut du bien. Entre l’ambiance rétro, l’animation de qualité pleine d’expressivité, le foodporn, l’humour bon enfant communicatif,  les chats paresseux et le charme des personnages chaleureux, on ne pourrait pas être plus à l’aise. 12 épisodes de pure relaxation vous attendent, avec occasionnellement une touche d’hilarité ou d’émotion quand l’arc d’un de leurs nombreux adorables clients est particulièrement drôle ou touchant. A consommer sans modération. 

Ma note : 8/10