Bilan des Animes de 2021

Je vous promets, j’ai vraiment essayé de continuer à regarder des animes cette année, et j’en ai même terminé quelques uns ! Et j’en ai testé beaucoup ! Et abandonné la majorité. L’industrie est en détresse, alors que l’appétit international pour les projets continue d’exploser, et ça se sent. Lire la suite

Aquatope of White Sand

Année : 2021

Par : P.A. Works, Toshiya Shinohara, Yuuko Kakihara

Durée : 24 épisodes

Après avoir laissé passer l’occasion d’accomplir son rêve de devenir une idole reconnue, Fuuka se sent larguée et perdue. Poussée vers la sortie en raison de son manque de motivation, elle quitte son agence et décide sur un coup de tête de partir sur l’île d’Okinawa. Complètement charmée par ce petit coin de paradis, elle se fait embaucher au pied levé par Kukuru, la jeune directrice remplaçante de Gama Gama, un petit aquarium familial qu’elle veut absolument sauver de la faillite avant la fin de l’été. Les deux jeunes femmes commencent à travailler ensemble, et deviennent rapidement proches. Elles réalisent que la tâche sera ardue, mais l’aquarium a un secret… Lire la suite

(Brève) Preview des Animes et Films d’Animation d’Eté/Automne 2021

Même si j’ai réduit ma consommation d’animes drastiquement ces derniers temps, ça ne veut pas dire que je ne fais pas attention à ce qui sort chaque saison, et la prochaine me propose enfin des projets qui me parlent, sans compter que mes deux studios favoris reviennent !! D’ailleurs, en dehors des séries de ces studios, je ne suis pas certaine d’en commencer aucune avant la fin de sa diffusion. Si vous suivez un peu l’actualité de l’animation japonaise vous savez que ces derniers temps l’afflux monstrueux de commandes fait face à des conditions de travail et salariales des indépendants toujours plus intenables, avec en conséquence une pénurie dramatique de main-d’œuvre et des projets qui s’écrasent de manière spectaculaire (quand ils ne sont pas purement et simplement éclatés au sol dès le départ). On croise les doigts pour que tout cela tienne, et surtout pour que ce secteur améliore enfin les conditions de travail des animateurs et réduise le rythme des productions, même si à ce stade nous n’avons vu que la situation s’empirer malgré les signaux d’alarmes fréquents… Lire la suite

Yuru Camp- Au grand air (2018/2021)

Par : C-Station, Yoshiaki Kyougoku, Jin Tanaka

25 épisodes

PV

L’intrépide Nadeshiko veut absolument aller se balader pour voir le Mont Fuji, mais elle manque d’expérience et se retrouve coincée la nuit au milieu de nulle part. Elle est sauvée par Rin, une campeuse avisée, qui la nourrit et la réchauffe autour de son feu de camp. Les deux filles réalisent ensuite qu’elles vont au même lycée, et Nadeshiko est déterminée à entraîner sa nouvelle camarade dans le club de camping pour revivre cette première aventure.  Lire la suite

Puella Magi Madoka Magica

Année : 2011

Par : SHAFT, Gen Urobuchi, Shinbo Akiyuki

Durée : 12 épisodes

Madoka est une jeune lycéenne comme les autres, satisfaite de son quotidien rythmé par les repas familiaux, les cours et les pauses avec ses amies. Un jour une adorable bestiole nommée Kyubey lui propose un contrat : si elle devient Magical Girl et l’aide à protéger la ville de maléfiques sorcières, il exhaussera n’importe lequel de ses vœux. Madoka et son amie Sayaka sont tentées, mais elles vont très vite réaliser qu’être une Magical Girl n’est pas la vie rêvée qu’elles imaginaient. 

Impossible de parler des années 2010 sans évoquer cet anime, l’un des plus marquants de sa décennie. Il a généré un nombre  considérable d’analyses, de controverses et d’imitations (plus souvent ratées que réussies). Ecrit et réalisé avec une précision chirurgicale, il construit un petit monde en apparence rassurant et stable balisé de figures familières : les parents aimants, l’école, les copines, le crush, la mascotte mignonne, les costumes bariolés, les méchants monstres…jusqu’au premier choc traumatique qu’on ne voit pas venir. A partir de là s’engage une lente descente aux enfers pour les héroïnes, rappelant d’autres œuvres antérieures comme Princess Tutu, Les Chaussons Rouges (1948) ou le conte de La Petite Sirène, directement référencé à travers l’arc de Sayaka. 

J’ai vu la série plusieurs fois, chaque revisite reste efficace et donne matière à de nouvelles réflexions, même avec la connaissance des principaux twists. Je suis particulièrement impressionnée par la densité de chaque épisode malgré le format court. Aujourd’hui encore, on sent la résonance que la série a rencontrée dans l’imaginaire collectif (toutes ces héroïnes calquées sur Madoka, Homura et les autres, la musique de Kalafina, l’esthétique surréaliste dans la construction de mondes parallèles, et bien sûr le terreau fertile du scénario et de la réalisation qui ouvrent de nombreuses pistes d’analyses). Un incontournable s’il en est.

Ma note : 10/10

As Miss Beelzebub Likes.

Année : 2018

Par : Liden Films, Minato Kazuto, Yoriko Tomita

Durée : 12 épisodes

Mullin vient d’entrer au service de la reine des Enfers, Beelzebub (a.k.a Belzébuth). Derrière sa grande compétence et sa force se cache une jeune femme sensible qui a une passion pour tout ce qui est doux. Mullin craque complètement pour Sa Majesté mais a bien du mal à l’empêcher de se laisser trop aller à ses excentricités. Il rencontre d’autres démons, qui ont leurs propres problèmes de cœur. 

Un néologisme approprié pour ce show découpé en vignettes romantiques serait « kawai-porn ». Ne prêtez pas attention aux noms des protagonistes (Belzébuth, Belphégor…) cette version du Pandémonium n’a absolument rien à voir avec notre iconographie traditionnelle, leur Enfer est beaucoup trop mignon, pacifique et fluffy pour être crédible. Je me suis demandé plusieurs fois pourquoi ils n’ont pas donné des noms d’archanges à tout le monde et placé l’action au Paradis, ça aurait été bien plus logique. Pour autant je ne suis pas déçue par leur choix de tout transformer en Royaume PollyPocket, c’est même ça qui a retenu mon attention au début, et sur la longueur j’ai été impressionnée par la qualité consistante de l’animation et surtout par la détermination inébranlable des créateurs de ce show à le rendre chaque épisode le plus adorable possible, dans les moindres détails. Si l’anime avait une boutique en ligne pour acheter des tasses à thé ou des peluches qu’on voit  dedans je pense que j’aurais déjà craqué plusieurs fois.

Le défaut majeur du show qu’il faut mentionner est sa vilaine tendance à exploiter à peu près tous les clichés de kinks possibles, sans  trier le bon du mauvais. Tsundere, S/M, gap moe, costumes, c’est relativement convenu et inoffensif mais de temps en temps des fétiches plus douteux pointent leur nez, comme celui d’Eurynome obsédée par un démon à l’apparence enfantine, et le handicap de Belphégor qui a envie d’aller aux toilettes à chaque fois qu’elle parle à un homme. Tout cela est commenté par une voix-off, qui donne le sentiment inconfortable qu’une personne tierce regarde par-dessus notre épaule et nous fais un clin d’œil un peu gras au moindre sous-entendu. Toute l’attention accordée à ces clichés rend l’anime très prévisible, on voit arrive chaque punchline à des kilomètres pour peu qu’on soit un minimum familier avec ce genre de comédie. J’ai trouvé Beel et Mullin (et certains persos secondaires comme Azazel) assez adorables pour compenser, mais je pense que ça peut très vite agacer quelqu’un de moins patient. Bien-entendu, n’attendez pas grand chose de concret de la romance, ce genre de RomCom ne va jamais beaucoup plus loin que quelques rougissements (!) et effleurements de doigts (!!!) malgré tout le sous-texte érotique et les designs sexy. La routine habituelle, mais pas désagréable du tout, à condition de ne pas avoir d’attentes trop élevées.

Ma note : 6/10

Sarazanmai

Année : 2019

Par : MAPPA, Lapintrack, Kunihiko Ikuhara, Noboyuki Takeuchi

Durée : 11 épisodes

PV

Kazuki, Tooi et Enta brisent la statue d’un kappa et sont transformés en kappa eux-mêmes par Keppi, un prince qui a besoin de leur aide pour vaincre l’Empire des loutres. Cet Empire menace l’humanité en transformant des déviants en zombies, esclaves de leurs désirs incontrôlables. Les trois jeunes garçons s’engagent dans une lutte acharnée, et comme ils utilisent pour se battre la fameuse technique d' »extraction du désir » de Keppi, ils sont forcés à partager eux-mêmes leurs désirs les plus secrets. 

Sans attache à une oeuvre extérieure comme Utena ou Sailor Moon,  sans check de la censure, Sarazanmai est ce qui arrive quand Ikuhara est laissé complètement libre de faire ce qu’il veut avec un projet. J’ai beaucoup aimé le résultat, dès les premières minutes malgré la brutalité de l’introduction. Il faut dire qu’elle nous plonge la tête la première sans filet dans son univers loufoque. Métamorphoses, rituels chantés et dansés, dimensions parallèles, il faut s’accrocher. Pour autant, une fois qu’on a intégré les bases le scénario est facile à suivre, et j’ai trouvé Sarazanmai plus facile d’accès que par exemple Yuri Kuma Arashi, le précédent anime d’Ikuhara, qui avait la tête tellement enfoncée dans son symbolisme qu’il m’a perdue en route. Il n’est pas nécessaire pour celui-là de tout analyser pour en capter l’essentiel, et je suis d’accord avec ceux qui ont remarqué que c’est probablement l’un des shows d’Ikuhara les plus engageants pour les spectateurs qui ne sont pas familiers avec son travail. Mais ça ne veut pas dire que les fans qui adorent décrypter ce qu’il produit n’ont rien à se mettre sous la dent. Entre les jeux sémantiques, les clins d’œils visuels, les parallèles avec d’autres de ses animes et bien sûr tout les métaphores, il y a de quoi s’amuser.

Voilà pour le feeling artistique général de l’anime, et reste les trois personnages au cœur de l’intrigue. Je n’ai pas trouvé Kazuki, Enta et Tooi immédiatement attachants, mais petit à petit je me suis surprise à m’identifier de plus en plus à eux à mesure que l’anime révèle leurs failles, et bien sûr leurs désirs. L’anime explore la tension constante entre d’un côté leur désir d’établir un lien avec autrui (« Tsunagaritai ») et d’autres désirs plus égoïstes qui mettent en péril ce lien (« Je veux mentir », « je veux trahir », etc.). Dans Sarazanmai l’attachement humain ne reste jamais simple et pur, il est mis à l’épreuve, évolue de diverses manières (amitié, amour, désir, obsession…) et peut avoir des conséquences aussi bien salvatrices que destructrices.

Mais au-delà de ces réflexions philosophiques, ce qui a le plus marché pour moi dans cet anime est la comédie. J’ai un gros faible pour les mascottes un peu excentriques qui font des bêtises dans le fond comme l’oiseau dans Tamako Love’s Story (un autre « prince »…) et j’ai tout de suite accroché à Keppi, l’improbable kappa en perpétuelle métamorphose qui sert de mentor (?) à nos héros. De manière générale j’ai adoré tous les gags visuels autour du folklore, et sans hésiter mon épisode préféré était celui où Kazuki et les autres doivent rester sous leur forme batracienne toute la journée. Par contraste, la partie du show que j’ai le moins aimée est l’histoire de Tooi et de son frère, de loin la plus violente et dramatique. j’ai trouvé qu’elle ne collait pas vraiment avec le reste et pêchait par manque d’imagination.

Dans ce qui m’a posé problème, il faut aussi que je mentionne les deux policiers Reo et Mabu. Ils restent très mystérieux pendant la majorité de l’anime, ne révèlent leurs secrets que très tard, et ont causé une petite polémique étant donné qu’il faut aller lire d’autres médias (manga, twitter) pour avoir plus de contexte sur leur situation. Je comprend les gens agacés que l’anime n’ait pas directement intégré ce contenu dans les épisodes, d’autant plus qu’on peut se demander s’il n’aurait pas été plus judicieux de raccourcir les séquences chantées répétitives (et passées quasiment à chaque fois en entier !) pour justement développer ces deux personnages. C’est d’autant plus frustrant que ce que j’ai lu sur leur backstory m’avait l’air très intéressant, touchant, et développait un peu dans la foulée le personnage de Sara qu’on voit trop peu à mon goût.

En conclusion, Sarzanmai est une jolie pierre de plus sur l’édifice construit par Ikuhara au cours de sa carrière, très cohérente avec sa vision artistique, et un peu limitée par des sautes de ton et son choix d’exclure certains éléments du scénario. Je ne pense pas qu’on s’en souviendra comme l’une de ses meilleure série, mais c’est certainement l’une de ses plus funs et accessibles.

Ma note : 8/10

IRODUKU – Le Monde en Couleurs

Année : 2018

Par : P.A Works, Toshiya Shinohara, Yuuko Kakihara, Yuki Akiyama

Durée : 13 épisodes

PV

Hitomi est une sorcière née à une époque où la technologie est devenue beaucoup plus populaire et utilisée que la magie. Elle est dépressive et incapable de voir les couleurs du monde : tout lui apparaît monochrome. Un jour, sans prévenir, sa grand-mère l’envoie dans le passé, plus précisément dans sa propre adolescence, où Hiotmi rencontre un jeune artiste. Elle intègre son club d’art et photo, et à travers ses dessins, elle redécouvre les couleurs.

En 2018 sont sortis deux animes sur des amour impossibles avec en fond la passion de la photo : Tada never Falls in Love et IRODUKU. Je recommande sans hésiter celle-ci plutôt que la première s’il fallait en choisir une, ou si vous hésitez entre les deux. IRODUKU  est une courte et douce-amère histoire de coming-of-age, d’amour et d’amitié, avec de beaux chara-designs originaux et beaucoup de voyages spatio-temporels, magiques et et artistiques. C’est bien réalisé, et même si le planning de production est un peu précipité, ils ont fait en sorte que le manque de finition soit discret et ne gâche pas l’esthétique générale du show. J’ai beaucoup aimé en particulier comment ils utilisent trois différents arts (photographie, peinture, magie du sable coloré) pour raconter cette histoire, illustrer la personnalité des personnages et nous faire ressentir leurs émotions (et jetez une oreille au bel OST !).

Côté scénario on reste en terrain connu si on est familier avec les romances de ce studio : un carré amoureux, autour quelques personnages proches (famille, amis) de soutien, et un message centré autour de tensions entre passé (la transmission de traditions en danger), présent (gérer les traumas) et futur (quels espoirs ?). L’aspect le plus charmant de celle-là qui la distingue un peu des autres est le lien privilégié entre Kohaku et sa petite-fille Hitomi. Elles développent une amitié très touchante, sur un pied d’égalité comme elles ont une opportunité d’avoir le même âge en même temps, et leur collaboration fait de chacune une meilleure sorcière et une meilleure personne. J’ai également beaucoup apprécié leur manière de gérer la romance, comme les personnages sont très honnêtes tout du long il n’y a pas de drama ou de malentendus superflus, juste les émotions brutes. La conclusion qu’ils donnent à l’anime est également honnête et cohérente, même si /spoilers/elle m’a brisé le cœur /spoilers/, et je n’aurais pas pu imaginer de meilleure fin compte tenu des thèmes du show.

Ma note : 8/10

Rilakkuma et Kaoru

Année : 2019

Par : Dwarf Studio, San-X, Naoko Ogigami, Masahito Kobayashi

Durée : 12 épisodes 

PV

Nous suivons une année dans la vie de Kaoru. Elle envie ses collègues et amies qui se marient les unes après les autres, mais en attendant de trouver l’amour elle se réconforte grâce à ses « animaux » domestiques, un oiseau et deux ours en peluche animés à l’origine suspecte. 

Rilakkuma et Kaoruko est comme Aggretsuko une série courte de Sanrio qui confie ses chara-designs à plusieurs créateurs japonais, diffusée chez nous sur Netflix. On y retrouve un peu la même formule : des mascottes mignonnes, une héroïne employée de bureau célibataire, et l’emphase sur les petites joies du quotidien qui aident à supporter le contexte économique et social compliqué. Les personnages ne sont pas particulièrement uniques, Kaoru reprend des traits familiers de l’héroïne de slice-of-life pour adulte qui a rencontré un franc succès ces dernières années (Retsuko, Wakako…) et elle est rejointe par quelques personnages plus ou moins secondaires qui n’ont pas de véritables arcs. Les mascottes apportent des touches d’originalité bienvenues : le petit oiseau est un clean-freak, le grand ours est obsédé par les dangos, etc. La série se distingue aussi par son animation en stop-motion (agrémentée de quelques effets spéciaux discrets) absolument charmante, et de temps en temps par un brin de poésie qui agrémente la banalité du quotidien de Kaoru.

Je regrette un peu que le scénario se repose sur beaucoup de clichés pour les thèmes de ses épisodes, ça rend les conclusions très prévisibles et un un brin moralisantes. Un bon exemple est l’épisode où Kaoru commande beaucoup trop de matériel de fitness en ligne pour avoir le plaisir de voir son livreur, une histoire qui se résout par une diète de snack. Ils passent totalement à côté de thèmes qu’ils auraient pu mieux développer comme l’addiction à l’e-shopping ou la culture du régime, et leur résolution rapide et simpliste donne le sentiment que ces questions ne sont pas vraiment prises au sérieux, juste exploitées comme des sources faciles de conflit. Au moins, ce parti-pris a un mérite : la série est très reposante, ça a quelque chose de réconfortant de savoir que quoi qu’il arrive Kaoru et ses nounours iront bien. Voilà donc une petite série à mi-chemin entre créativité et banalité qui se laisse regarder, ne serait-ce que pour admirer le travail des artistes stop-motion.

Ma note : 7/10

Skull-face Bookseller Honda-san

Année : 2018

Par : DLE, Ouru Todoroki, Shin Okashima

Durée : 12 épisodes 

PV

Le quotidien d’Honda-san, de ses collègues, supérieurs et clients dans les rayons manga/pop culture d’une grande librairie urbaine. 

Tout à fait inattendu, ce show au format court (12 épisodes de 12 minutes) s’est très vite imposé comme l’une des meilleures découvertes de 2018. C’est l’adaptation d’un manga écrit par un authentique employé de librairie qui raconte son expérience professionnelle sous forme de cartoon, se présentant lui-même sous les traits d’un attachant squelette bibliophile. Il respecte l’anonymat de ses collègues en cachant leurs têtes sous des couvres-chefs improbables : un carton, un heaume, une citrouille, etc. Chacun est responsable d’un secteur différent (guides de jeux, Boy’s Love, etc.) et notre Honda-san est spécialisé dans le rayon international (essentiellement les comics). Par extension on lui envoie les clients étrangers, une mine à situations cocasses quand il est confronté à des requêtes improbables, comme celle d’un père désespéré qui lui demande s’il a un doujin yaoi obscur en réserve. Comme ShiroBako ou Sore ga Seiyuu!, c’est une comédie très informative sur un secteur professionnel auquel les fans seront sensibles, comme ils le côtoient directement ou indirectement dans leurs habitudes de consommation. Elle réussit à toucher un équilibre solide entre réalisme des situations dépeintes (être un employé de librairie n’est pas de tout repos) et efficacité comique grâce à ses designs frappants et son sens de l’auto-dérision désarmant. On sent aussi une vraie tendresse pour les employés et les clients, même en cas de malentendu ou de conflit. Une bonne petite comédie qui se regarde rapidement grâce à son format court, que je recommande à toutes et à tous.

Ma note : 8/10