Dragon Pilot: Hisone & Masotan (2018)

Par : Bones, Shinji Higuchi, Hiroshi Kobayashi, Mari Okada

12 épisodes

PV

Hisone n’a pas sa langue dans sa poche, quand elle pense quelque chose elle l’exprime. Ce réflexe ne lui a pas gagné des amis, et elle est entrée dans l’armée de l’air un peu perdue, avec le désir de s’exclure de la société. Une fois arrivée elle découvre le secret de sa base : elle cache un dragon de combat aérien. Hisone développe une amitié avec cet étrange animal, et ce lien va redessiner son avenir.  Continuer à lire … « Dragon Pilot: Hisone & Masotan (2018) »

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Preview des Animes d’Automne 2018

C’est une rentrée morose qui s’annonce. Aucune suite ne me donne envie, l’Heroic Fantasy est dans le caniveau, il y a une demi-douzaine d’adaptations de jeux vidéo qui présentent mal, et pas mal des comédies et romances menacent de partir très vite en (mauvais) free-style. Je suis étonnée moi-même d’écrire ça mais il semble que la saison sera sauvée par des animes de sport !

Pour rappel :

  • Cette liste n’est pas exhaustive (exit la plupart des animes pour enfants, le porno soft ou hard, les animes à destination du marché chinois et les projets trop obscurs/niche), consultez les divers programmes à disposition pour compléter.
  • Je pars du principe que la plupart des séries dont je parle auront une douzaine d’épisodes de 25 minutes chacun, mais comme toujours sans annonce officielle gardez en tête que tout projet peut se révéler être un short, ou au contraire s’étaler sur deux saisons. 
  • Cliquez sur les titres pour regarder les PV, j’ajouterai les derniers PV et noms de studios manquants lorsqu’ils seront diffusés. Les annonces de simulcast étant toujours à la traîne, je les ajoute quand je sors mon article sur les pilotes.

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School Babysitters (2018)

Par : Brain’s Base, Yuuko Kakihara, Mina Oosawa

12 épisodes

PV

Un tragique accident d’avion a coûté la vie aux parents de Ryuuichi et Koutaro. La directrice d’un grand établissement qui a aussi perdu des proches dans ce crash accepte de les héberger, et en échange Ryuuichi travaille dans la crèche de l’école. Il garde Koutaro et les enfants de profs, et se lie d’amitié avec d’autres lycéens qui lui donnent un coup de main. 

School Babysitters n’est pas évident à recommander, d’un côté c’est difficile de trouver plus adorable que ce show et ses bambins charmants, de l’autre il contient un humour parfois discutable (l’un des gags récurrents porte sur un camarade du héros qui aime un peu trop les enfants…). Il semblerait que le travail de tri du contenu du manga entre ce qu’il y avait à garder et à jeter n’ait pas été bien fait. Heureusement, à part quelques fausses notes, la majorité des personnages et de l’intrigue portent l’anime vers de sommets de douceur qui donneraient des caries aux plus endurcis. En bonus, l’écriture et la mise en scène du baby-sitting sont étonnamment réalistes, et ceux qui ont travaillé avec des enfants s’y retrouveront. 

Ma note : 6/10

The Idolm@ster – Side M (2017)

Par : A-1 Pictures, Takahiro Yamada, Miyuki Kuroki, Yuniko Ayana, Yukie Sagawara

13 épisodes (+ 1 épisode « 0 »)

PV

L’agence 315 a une politique peu commune : elle ne limite pas son recrutement à des jeunes gens tout juste sortis du lycée et accepte toutes sortes de profils. Pour Teru Tonda et d’autres carriéristes en plein doute, c’est l’occasion de réinventer leur avenir. 

Side M a souffert d’être un spin-off d’Idolm@ster avec les sexes inversés, et ça se traduit dans cette adaptation de jeu par un nombre d’épisodes restreint et une qualité de production générale inférieure à celle des deux autres séries. Malgré tout, le staff a compensé en montrant beaucoup de passion et d’investissement dans la réalisation, et grâce à cela au moment où il est sorti Side M a été l’un des premiers shows à idoles masculines à être pris au sérieux par un public autre que les fans du genre. Pour se distinguer du lot, le scénario vient avec un twist : presque tous les personnages sont en reconversion, et on trouve des anciens sportifs, des idoles qui changent d’agence, un avocat, des travailleurs à temps partiel, des profs, etc. Ça vient enrichir leur parcours individuel, et ça permet à des adultes d’intégrer les unités, ce qui apporte plus de maturité et de diversité à l’ensemble. Dommage que le format soit trop court pour permettre de développer tout le monde correctement (presque vingt idoles, c’est beaucoup), mais ils ont fait du mieux qu’ils ont pu avec ce qu’ils avaient. C’est un petit show, mais un grand pas dans la bonne direction. 

Ma note : 7/10

Kase-san and Morning Glories (2018)

Par : ZEXCS, Takuya Satou, Kyuta Sakai

Court-métrage (58 min)

PV

La timide Yamada qui s’occupe des plantes du lycée et la jeune athlète populaire Kase sortent ensemble. Les deux filles n’ont pas beaucoup d’expérience, mais elles compensent par leur enthousiasme et l’endurance de leur affection. 

Kase-san & Morning Glories est un passion project réalisé par des gens qui adorent le manga et qui ont tout fait pour lui rendre justice. Le résultat est un concentré de bonheur et d’émotions, porté par une animation magnifique. Le scénario est simplissime, mais quand on sait que la plupart des romances lesbiennes ont traditionnellement tendance à être soit très tordues, soit perdues dans une intrigue fantaisiste complexe et tragique, cette OVA est une véritable oasis de fraîcheur et d’innocence. Elle est rythmée par quatre événements : Yamada prépare un bento pour Kase, Kase va chez Yamada, Yamada et Kase voyagent à Okinawa avec leur classe, Yamada et Kase préparent leur avenir après le lycée. Chaque vignette nous montre les filles à un stade différent de leur relation, et explore comment elles gèrent les angoisses et les désirs que leur inspire tel ou tel événement. Elles en ressortent à chaque fois plus soudées, dans la pure tradition des médias romantiques (il y a même l’inévitable scène de départ à la gare). Les choses sont essentiellement présentées via le point de vue de Yamada, et sa passion pour les plantes donne l’occasion aux réalisateurs d’encadrer le couple d’une végétation luxuriante qui ajoute à leur romance un petit côté enchanteur. Même sans gagner de prix d’originalité, Kase-san est un pas dans la bonne direction, qui montre que les romances lesbiennes n’ont pas à être systématiquement trash et/ou tragiques. Parfois elles peuvent être juste sincères et optimistes, et c’est parfait.

Uma Musume – Pretty Derby (2018)

Par : P.A. Works, Kei Oikawa, Akihiro Ishihara

13 épisodes

PV

Special Week a un rêve : devenir la meilleure fille-cheval de course du Japon en intégrant Tokyo Tracen Academy. Elle y rencontre le prodige Silence Suzuka, et elles vont se surpasser l’une et l’autre pour se disputer la première place des courses locales les plus prestigieuses. 

Une adaptation de luxe pour un mobile game complètement barré où vous entraînez des filles habitées par les esprits de chevaux de course, qui donnent un concert d’idoles après une victoire. Uma Musume s’inscrit dans la longue tradition des animes promotionnels basés sur un anthropomorphisme (nous avons déjà des sabres, du riz, des cuirassés, des stations de métro…) et réussi à tirer son épingle du jeu en étant une bonne série de sport féminin. Même s’il est entrecoupé de comédie et de slice-of-life, l’essentiel du scénario est très sérieux. Il se concentre sur les entraînements et la compétition, jusqu’à trois grandes courses finales qui couronnent l’arc de Suzuka, de Special, et de leur team. Special est une héroïne facile à apprécier, son amitié avec Suzuka est sincère et touchante, et les autres filles sont drôles et attachantes. Mon principal reproche à la série est d’être trop longue pour ce qu’elle a à raconter, s’ils avaient développé d’autres personnages autant que Special et Suzuka ça aurait été un bon moyen de remédier à ce problème, mais les histoires des autres filles sont à peine survolées.  Et je trouve que pour ce qu’ils en ont fait (à peu près rien) les concerts d’idoles auraient du être supprimés. C’est difficile de recommander cette série, surtout quand on pourrait regarder à la place un meilleur anime de sport ou un meilleur show sur des idoles, mais si le concept vous intrigue, pourquoi pas ?

NB : Pour la trivia, toutes les filles-chevaux dans cet anime sont des références à de vrais chevaux de courses célèbres au Japon, comme par exemple Haru Urara qui est devenue l’icône des chevaux perdants et Silence Suzuka (frère de Special Week) qui a été gravement blessé pendant une course. Vous pouvez vous amuser à faire les parallèles entre les carrières de ces vrais chevaux et le scénario d’Uma Musume, ça ajoute une dimension méta à l’anime. 

Ma note : 6/10

Premières Impressions sur les Animes d’Eté 2018

Sous ce caniar, plongeons tête la première dans les nouveautés estivales.